Les négociations de notre Fédération BATI-MAT-TP CFTC dans ce secteur sont dominées par la mauvaise foi. Les architectes rechignent à offrir à leurs salariés les conditions de travail qu’ils méritent. Les salaires étant négociés en régions, une harmonisation peine à s’installer. Quant à parler de revalorisation, un grand pas reste à franchir.
Pourtant, l’architecture est une activité qui se porte bien, et même très bien, car elle est dopée par les résultats de la construction. Les chiffres en sont témoins :
Comment expliquer, alors, que le point n’atteigne pas les 6,70€ revendiqués par notre Fédération BATI-MAT-TP CFTC ?
Cependant, malgré les blocages auxquels nous nous sommes heurtés, nous avons réussi à obtenir que lors du passage aux 35 heures, les salaires soient proratisés à hauteur du coefficient 35/36, permettant aux salariés de bénéficier d’une revalorisation annuelle avantageuse de leur rémunération.
La convention collective de ce secteur est récente : elle date de 2003. Nous avons à l’époque refusé de la signer, tout comme la classification qui l’accompagnait, car nous les estimons aujourd’hui encore défavorables aux salariés. La convention prévoit en effet :
En revanche, elle ne prévoit pas de rémunération de la polyvalence.
La classification, tout autant inacceptable, a été constituée à l’envers. Plutôt que de créer des niveaux et leur assigner une rémunération qui réponde aux critères du poste, les employeurs, et avec eux les syndicats signataires, ont préféré créer des échelons en fonction du salaire.
En 2004, notre Fédération BATI-MAT-TP CFTC a négocié la mise en place de la prévoyance. Nous l’avons souhaitée la plus favorable possible pour les salariés, et nous l’avons obtenue.
S’agissant de la formation, nous avons revendiqué et fait appliquer des dispositions avantageuses pour les salariés dès 2004 :
Droits de reproduction et de diffusion réservés © www.batimattp-cftc.fr | Mentions légales