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Architecte

Les négociations de notre Fédération BATI-MAT-TP CFTC dans ce secteur sont dominées par la mauvaise foi. Les architectes rechignent à offrir à leurs salariés les conditions de travail qu’ils méritent. Les salaires étant négociés en régions, une harmonisation peine à s’installer. Quant à parler de revalorisation, un grand pas reste à franchir.

Pourtant, l’architecture est une activité qui se porte bien, et même très bien, car elle est dopée par les résultats de la construction. Les chiffres en sont témoins :

  • entre 2005 et 2006, le montant des travaux a progressé de 12,2% pour s’élever à 38,4 milliards d’euros déclarés à la mutuelle des architectes français (MAF) ;
  • la construction neuve présente une croissance de 14,5%, « signe d’une bonne santé » selon les termes de l’Ordre des architectes lui-même ;
  • les sociétés d’architecture surpassent, en part sur les travaux, les architectes libéraux avec 19,4 milliards d’euros de travaux contre 19.

        
Comment expliquer, alors, que le point n’atteigne pas les 6,70€ revendiqués par notre Fédération BATI-MAT-TP CFTC ?

Cependant, malgré les blocages auxquels nous nous sommes heurtés, nous avons réussi à obtenir que lors du passage aux 35 heures, les salaires soient proratisés à hauteur du coefficient 35/36, permettant aux salariés de bénéficier d’une revalorisation annuelle avantageuse de leur rémunération.

La convention collective de ce secteur est récente : elle date de 2003. Nous avons à l’époque refusé de la signer, tout comme la classification qui l’accompagnait, car nous les estimons aujourd’hui encore défavorables aux salariés. La convention prévoit en effet :

  • la possibilité de licencier un salarié qui refuse d’être déclassé;
  • une indemnité de licenciement dérisoire;
  • que le salarié qui ne reste pas dans l’entreprise rembourse sa formation;
  • des amplitudes d’horaires scandaleuses;
  • une répartition des jours RTT qui ne respecte pas le code du travail;
  • que seul l’employeur choisit, à la place du salarié, la compensation des heures supplémentaires effectuées par son employé.


En revanche, elle ne prévoit pas de rémunération de la polyvalence.

La classification, tout autant inacceptable, a été constituée à l’envers. Plutôt que de créer des niveaux et leur assigner une rémunération qui réponde aux critères du poste, les employeurs, et avec eux les syndicats signataires, ont préféré créer des échelons en fonction du salaire.

En 2004, notre Fédération BATI-MAT-TP CFTC a négocié la mise en place de la prévoyance. Nous l’avons souhaitée la plus favorable possible pour les salariés, et nous l’avons obtenue.

S’agissant de la formation, nous avons revendiqué et fait appliquer des dispositions avantageuses pour les salariés dès 2004 :

  • la rémunération des contrats de qualification à 85% du salaire conventionnel minimum en rapport au diplôme;
  • la rémunération du tuteur à 230€ par mois, ainsi que le financement de sa formation à hauteur de 15€ de l’heure sur 40 heures;
  • des contributions au financement de la formation à hauteur de 0,6% de la masse salariale pour les entreprises de moins de 10 salariés, 1,6% pour les entreprises de 10 salariés et plus.

    

 
 
 

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